La Belgique a annoncé en septembre 2025 son intention d’interdire le tabagisme et le vapotage sur les terrasses des cafés et restaurants. La mesure doit entrer en vigueur au 1er janvier 2027. Elle place la vape au même niveau que le tabac dans les espaces extérieurs.
Une mesure qui englobe la cigarette électronique
Le projet belge ne distingue pas les deux usages. Fumer et vapoter seront interdits dans les mêmes lieux, selon les mêmes modalités. C’est un choix explicite, motivé par la volonté d’éviter la banalisation du geste devant les mineurs.
Ce choix contraste avec celui de la France, qui a étendu en juin 2025 les espaces sans tabac à plusieurs lieux extérieurs sans y inclure le vapotage. Deux pays voisins, deux logiques différentes sur un même sujet.
La Belgique avait déjà pris de l’avance en interdisant les dispositifs jetables au 1er janvier 2025, avant la France, et y a vu apparaître les mêmes formats de substitution. Elle s’inscrit depuis plusieurs années dans une ligne restrictive au niveau européen.
Un calendrier étalé
L’entrée en vigueur au 1er janvier 2027 laisse plus d’un an aux établissements pour s’adapter. Ce délai est habituel pour des mesures qui touchent l’exploitation quotidienne de commerces.
Il permet aussi de mesurer les effets d’annonce : entre le moment où une intention est rendue publique et celui où un texte s’applique, les gouvernements changent et les majorités aussi. Plusieurs mesures annoncées en Europe sur ces sujets ne se sont jamais concrétisées.
Ce que cela dit du débat européen
Le ministre belge de la Santé est l’un des promoteurs les plus actifs d’un durcissement européen sur les produits nicotinés. Il s’est notamment exprimé contre les arômes lors du Conseil Santé de juin 2025.
Les mesures nationales belges préfigurent souvent les positions que le pays défend ensuite à Bruxelles. À ce titre, elles méritent d’être suivies au-delà de leur portée géographique.
Un mouvement européen plus large
La Belgique n’est pas isolée. Plusieurs pays européens ont étendu ces dernières années leurs interdictions à des espaces extérieurs, avec des périmètres et des logiques variables. Certains incluent le vapotage, d’autres non.
Aucune règle européenne n’harmonise aujourd’hui ce point. La directive sur les produits du tabac encadre la composition, l’étiquetage et la mise sur le marché, pas les lieux d’usage, qui relèvent de la compétence des États.
C’est ce qui explique la mosaïque actuelle : un vapoteur français en déplacement peut se trouver soumis à des règles très différentes d’un pays à l’autre, sans qu’aucune signalisation ne l’en avertisse toujours.
Analyse de VAP|LAB : une divergence à surveiller
La question de savoir si le vapotage doit être traité comme le tabac dans les espaces publics est l’un des points où les législations européennes divergent le plus. La France a fait un choix, la Belgique un autre.
Cette divergence n’est pas définitive. Une révision de la réglementation européenne pourrait harmoniser ces règles dans un sens ou dans l’autre. C’est pourquoi nous suivons les mesures nationales de nos voisins : elles indiquent le rapport de force qui prévaudra le jour où le sujet sera traité à vingt-sept.
Sources
En bref
Questions fréquentes
La France envisage-t-elle la même interdiction en terrasse ?
Rien de tel n’existe à cette date. La France a étendu en juin 2025 ses espaces sans tabac à plusieurs lieux extérieurs, mais sans y inclure le vapotage : les textes adoptés ne modifient que les articles du code de la santé publique consacrés au tabac. Deux pays voisins, deux logiques différentes sur un même sujet.
Existe-t-il une règle européenne sur les lieux où il est permis de vapoter ?
Non. La directive européenne sur les produits du tabac encadre la composition, l’étiquetage et la mise sur le marché, pas les lieux d’usage, qui relèvent de la compétence de chaque État. D’où la mosaïque actuelle : un vapoteur en déplacement peut se trouver soumis à des règles très différentes d’un pays à l’autre, sans qu’une signalisation l’en avertisse toujours.
L’interdiction est-elle acquise pour le 1er janvier 2027 ?
C’est l’échéance annoncée en septembre 2025, mais il s’agit à ce stade d’une intention rendue publique. Le délai laisse plus d’un an aux établissements pour s’adapter ; il laisse aussi le temps aux gouvernements et aux majorités de changer. Plusieurs mesures annoncées en Europe sur ces sujets ne se sont jamais concrétisées.



































