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Europe : 14,3 % des 13-15 ans utilisent la cigarette électronique

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Le bureau européen de l’Organisation mondiale de la santé a publié le 8 octobre 2025 des données régionales sur le tabac et la nicotine. Chez les 13-15 ans de la Région européenne, 14,3 % déclarent utiliser la cigarette électronique. C’est le taux le plus élevé au monde.

Le taux d’usage adolescent le plus élevé au monde

14,3 % des 13-15 ans de la Région européenne, telle que définie par l’OMS, déclarent utiliser la cigarette électronique. Aucune autre région du monde n’atteint ce niveau selon les données de l’organisation, qui recensait deux jours plus tôt plus de cent millions de vapoteurs dans le monde.

Chez les adultes, l’usage s’établit à 4,6 %, soit environ le double de la moyenne mondiale. L’écart entre le taux adolescent et le taux adulte est l’une des données les plus commentées du rapport.

La Région européenne de l’OMS ne se confond pas avec l’Union européenne : elle compte 53 États, de l’Islande à l’Asie centrale. Les moyennes régionales recouvrent donc des situations très hétérogènes.

Un tabagisme adulte encore élevé

Le rapport relève que 24,1 % des adultes de la Région, soit environ 173 millions de personnes, consommaient du tabac en 2024, contre 34,9 % en 2000. L’Europe reste la région où la prévalence tabagique est la plus forte.

Ce double constat structure la position de l’organisation : un tabagisme adulte qui recule trop lentement, et un usage adolescent de produits nicotinés qui progresse. Les deux phénomènes sont présentés comme concomitants, sans que le rapport établisse de lien de causalité entre eux.

Ce que ces chiffres impliquent pour la France

Les données françaises disponibles vont dans le même sens sans atteindre ces niveaux. Chez les lycéens, la part de vapotage quotidien exclusif est passée de 0,8 % en 2022 à 4 % en 2024, tandis que le tabagisme quotidien tombait à 5,6 %.

La France se situe donc en dessous de la moyenne régionale pour l’usage adolescent, mais sur la même pente. Les moyennes européennes sont tirées vers le haut par plusieurs pays où la diffusion a été beaucoup plus rapide.

Ces chiffres alimenteront directement les travaux de révision de la réglementation européenne, attendus dans les mois suivants, sur lesquels douze États membres pèsent déjà en faveur d’une restriction des arômes.

Les limites des comparaisons internationales

Les enquêtes nationales agrégées par l’OMS ne posent pas toutes les mêmes questions, ni sur les mêmes périodes de référence. Certaines mesurent l’usage au cours des trente derniers jours, d’autres l’expérimentation au cours de la vie.

Ces différences méthodologiques rendent les comparaisons entre pays fragiles. Elles n’invalident pas la tendance générale, qui est convergente, mais elles interdisent de traiter les écarts de quelques points comme significatifs.

Analyse de VAP|LAB : un chiffre qui engage la profession

Il n’y a aucun intérêt, pour un commerçant spécialisé, à contester ce type de données. La vente de produits du vapotage aux mineurs est interdite, et cette interdiction repose en premier lieu sur le point de vente.

Ce que ces chiffres montrent, c’est que l’approvisionnement des mineurs existe. Ils ne disent pas par quels canaux. Les enquêtes menées en Europe sur ce point désignent régulièrement les plateformes en ligne et les réseaux sociaux plutôt que les commerces spécialisés. C’est un sujet que nous continuerons à suivre.

Sources

En bref

Questions fréquentes

La France est-elle concernée par ce taux de 14,3 % ?

Pas à ce niveau. Les données françaises disponibles situent le pays en dessous de la moyenne régionale, mais sur la même pente : chez les lycéens, le vapotage quotidien exclusif est passé de 0,8 % en 2022 à 4 % en 2024, tandis que le tabagisme quotidien tombait à 5,6 %. Les moyennes européennes sont tirées vers le haut par plusieurs pays où la diffusion a été plus rapide.

La Région européenne de l’OMS correspond-elle à l’Union européenne ?

Non, et la confusion fausse la lecture. La Région européenne telle que définie par l’OMS compte 53 États, de l’Islande à l’Asie centrale, bien au-delà des vingt-sept membres de l’Union. Les moyennes régionales recouvrent donc des situations très hétérogènes et ne peuvent pas être présentées comme des chiffres de l’Union européenne.

Peut-on comparer ces taux d’un pays à l’autre ?

Avec prudence. Les enquêtes nationales agrégées par l’OMS ne posent pas toutes les mêmes questions ni sur les mêmes périodes de référence : certaines mesurent l’usage au cours des trente derniers jours, d’autres l’expérimentation au cours de la vie. La tendance générale est convergente, mais des écarts de quelques points entre pays ne peuvent pas être traités comme significatifs.

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