Santé publique France a publié le 11 décembre 2025 le volet vapotage de son Baromètre 2024. 7,9 % des adultes déclarent utiliser la cigarette électronique, 6,1 % quotidiennement. L’enquête a porté sur près de 35 000 personnes.
Des chiffres stables d’une enquête à l’autre
7,9 % des personnes interrogées déclarent vapoter, dont 6,1 % tous les jours. Ces niveaux sont très proches de ceux mesurés par l’OFDT sur les données 2023, publiés en mai de la même année.
Cette convergence entre deux enquêtes menées séparément renforce la fiabilité de l’ordre de grandeur. Le vapotage concerne environ un adulte sur treize en France, et un peu moins d’un sur seize au quotidien.
L’échantillon de près de 35 000 personnes permet des analyses par sous-groupes que des enquêtes plus petites n’autorisent pas.
Une population majoritairement issue du tabagisme
L’enquête documente la composition de la population vapoteuse. Une part très largement majoritaire des usagers actuels sont d’anciens fumeurs ou des fumeurs.
La proportion d’usagers n’ayant jamais fumé reste faible dans l’ensemble de la population adulte. C’est un résultat récurrent des enquêtes françaises, qu’on retrouve dans les travaux de l’OFDT comme dans ceux de Santé publique France.
L’enquête ne suit pas les personnes dans le temps. Elle décrit une population à un instant donné et ne permet pas d’établir de trajectoires individuelles.
Deux volets, deux dates de publication
Le Baromètre 2024 a été diffusé en deux temps : le volet tabac le 24 novembre 2025, le volet vapotage le 11 décembre. Les deux portent sur la même collecte.
Cette publication séparée explique que certains commentaires aient traité les deux séries de chiffres comme provenant d’enquêtes différentes. Il s’agit du même travail, découpé en chapitres.
Ce que l’enquête ne tranche pas
Les données décrivent des usages déclarés. Elles ne se prononcent ni sur les effets sanitaires, ni sur l’efficacité des produits, ni sur les motivations des usagers au-delà de ce qu’ils déclarent.
La question du lien entre la baisse du tabagisme et la diffusion du vapotage n’est pas traitée par ce type d’enquête, qui n’est pas conçu pour établir des causalités.
Un échantillon qui autorise le détail
Avec près de 35 000 répondants, l’enquête permet de descendre au niveau régional et de croiser les usages avec l’âge, le sexe et la catégorie socioprofessionnelle. Peu d’enquêtes sur ces sujets disposent d’une telle base.
Cette taille d’échantillon a un coût : la collecte s’étale sur plusieurs mois et la publication intervient plus d’un an après le terrain. Les chiffres publiés en décembre 2025 décrivent la situation de 2024.
C’est une précaution à garder en tête chaque fois que ces données sont présentées comme reflétant la situation du moment.
Analyse de VAP|LAB : deux publications à lire ensemble
Le volet tabac et le volet vapotage du même Baromètre donnent une photographie cohérente : un tabagisme en fort recul, un vapotage stable autour de 8 % des adultes.
Les rapprocher est légitime, en tirer une relation de cause à effet ne l’est pas. C’est la limite que nous nous imposons, et que l’agence s’impose elle-même dans la rédaction de ses publications.
Sources
En bref
Questions fréquentes
Pourquoi ce chiffre diffère-t-il des 8,3 % publiés quelques mois plus tôt ?
Parce qu’il s’agit de deux enquêtes distinctes portant sur deux collectes différentes : l’OFDT avait publié en mai 2025 des données recueillies en 2023, Santé publique France publie ici des données de 2024. La convergence de ces deux résultats obtenus séparément renforce l’ordre de grandeur : environ un adulte sur treize déclare vapoter, un peu moins d’un sur seize quotidiennement.
L’enquête dit-elle si les vapoteurs sont d’anciens fumeurs ?
Elle décrit la composition de cette population : une part très largement majoritaire des usagers actuels sont fumeurs ou anciens fumeurs, et la proportion de personnes n’ayant jamais fumé reste faible dans l’ensemble de la population adulte. L’enquête ne suit toutefois pas les mêmes personnes dans le temps : elle décrit un état, elle n’établit aucune trajectoire ni aucune causalité.
Ces chiffres décrivent-ils la situation de fin 2025 ?
Non, celle de 2024. La collecte s’étale sur plusieurs mois et la publication intervient plus d’un an après le terrain, ce qui est le prix d’un échantillon de près de 35 000 répondants. C’est une précaution à garder en tête chaque fois que ces données sont présentées comme reflétant la situation du moment.




































